John Doe

Célébration du 125ème anniversaire du Congrès sioniste à Bâle

«Barbelés, armée et routes fermées pour protéger le congrès sioniste». Le titre de l’article de nos confrères du 20 Minutes n’était pas loin de faire une référence douteuse à Gaza.

Trêve de bavardages, venons-en aux faits. Vous ne le saviez peut-être pas, mais la Suisse est un hôtel.

20min.ch

Le dispositif de sécurité est en train de se mettre en place. Lundi a lieu à Bâle le 125e anniversaire du premier congrès sioniste, qui s’était tenu dans la cité rhénane en 1897. Et si le lieu officiel du congrès est le Stadtcasino, en plein centre-ville, un important déploiement de l’armée dans le quartier d’Eglisee, de l’autre côté du Rhin, n’est pas passé inaperçu auprès des habitants.

Des barbelés y délimitent une zone depuis laquelle l’armée assurera sa mission. Selon un porte-parole, «c’est comme pour le World economic forum de Davos. Une protection de l’espace terrestre et aérien doit être offerte». Le Conseil fédéral avait déclaré l’événement comme «extraordinaire» et autorisé le déploiement de jusqu’à 700 militaires, en plus des forces de sécurité de Bâle-Ville et d’autres cantons, appelées en renfort. Des rues du centre-ville seront fermées lundi après-midi, des lignes de transports publics déviées et la synagogue ne sera pas accessible.

En amalgamant le Congrès sioniste et le Forum économique de Davos, ce porte-parole favorise les thèses complotistes. De plus, il tente de susciter un sentiment d’agacement auprès des Suisses en exigeant, à leurs frais, près de 1’000 membres de forces armées pour sécuriser cette petite sauterie communautaire.

Stadtcasino, Jérusalem

Je ne connais pas ces sionistes, mais ils doivent être porteurs d’une valeur qui dépasse celle des êtres standards pour bénéficier gratuitement d’une telle protection.

Une manifestation propalestinienne et contre la tenue du congrès est agendée dimanche après-midi à Bâle. Les organisateurs ont, dans leur appel à manifester, rappelé que «toute expression d’antisémitisme est interdite» et que «seuls des drapeaux palestiniens sont souhaités».

Ces altermondialistes peuvent agiter autant de petits drapeaux qu’ils veulent, cela ne changera rien car la Suisse reconnaît la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) qui considère l’antisionisme comme la nouvelle forme de l’antisémitisme.

Une lettre ouverte signée par plus de 70 organisations suisses et internationales juives, propalestiniennes, syndicales, politiques, culturelles et académiques avait déjà critiqué la tenue du congrès, qui célèbre l’anniversaire de celui qui avait posé les bases de la fondation de l’État d’Israël. Ils disaient notamment que le sionisme «a été inspiré par la pensée colonialiste de l’époque et a créé une nouvelle injustice qui perdure encore aujourd’hui».

Les antisémites qui mettent tous les juifs dans le même panier sont étrangers à la nuance. Pour peu que l’on s’informe, on se rendra compte que beaucoup de juifs sont hostiles au projet colonialiste du sionisme, à commencer par le meilleur d’entre eux, le très philanthrope Georges Soros.

Ras-le-bol de cet essentialisme propre aux extrêmes!

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