John Doe

Élections cantonales vaudoises: tout sauf l’UDC

L’UDC vient une fois de plus de confirmer son statut de dindon de la farce lors des dernières élections cantonales vaudoises.

Depuis plus de 10 ans, la gauche règne en maître sur le Conseil d’État vaudois. L’alliance de la gauche, à pratiquement chaque élection, a permis de facilement s’imposer face à une droite désunie.

La «droite» dans le canton de Vaud se limite à deux forces: l’UDC, conservatrice et souverainiste, et le PLR, libéral et mondialiste. Leur point commun se résumant à l’économie et à la défense nationale. Le Centre est lui absent de la politique du canton. Le parti a perdu son dernier conseiller national aux dernières élections et ne dispose d’aucun député au Grand Conseil.

Pour gagner et renverser la majorité au Conseil d’État, le PLR avait donc besoin des électeurs de l’UDC qui, bien que minoritaire, représente environ 15% de l’électorat vaudois. Pour obtenir ses voix tout en ne faisant pas avancer l’UDC, les libéraux proposèrent au parti agrarien une grande alliance de la droite composée de leur deux partis et… du Centre.

Une brève analyse des résultats des élections précédentes permettait de facilement prévoir le résultat de l’opération.

Le mouton noir du Conseil d’État était la socialiste Cesla Amarelle, connue pour sa promotion du gauchisme le plus dégénéré dans l’éducation et pour des conflits d’intérêt. Il était permis d’espérer qu’une certaine partie de la gauche, et surtout tout l’électorat non-aligné, se lasse de son comportement et décide de s’en débarrasser.

Mais proposer un UDC pour la remplacer amènerait sûrement la tentative dans une impasse tant le patriotisme est méprisé dans l’État cosmopolite de Vaud. La gauche n’accepterait jamais de voter pour un candidat du parti blochérien. Ce ne serait pas un gros problème si cette situation se limitait à la gauche. Une partie du PLR vaudois se sent aussi, en effet, plus proche des marxistes que des patriotes et préférerait se faire rouler dessus par un camion plutôt que de voter pour la bête immonde.

Il fallait donc un «Centriste» sur la liste pour que les électeurs puissent chasser Amarelle sans pour autant faire élire un méchant conservateur. Le Centre vaudois n’étant plus qu’une coquille vide attendant sa propre disparition avec impatience, le seul candidat que le parti put mettre sur la table était une femme de 29 ans, présente seulement depuis quelques années dans le canton, car ayant grandi à Zoug, et n’ayant jamais été élue auparavant…

L’UDC a dû penser que la population vaudoise ne pouvait pas être assez folle pour faire élire une parfaite inconnue inexpérimentée pour gérer un service d’État. C’était sans compter sur l’antipatriotisme primaire de la majorité de la population du canton. Une porte en bois portant un panneau «droite» aurait été préférée à l’UDC tant les idées nationales y sont rejetées et combattues.

Voilà donc une fois de plus des souverainistes conservateurs servir de porteurs d’eau à un parti votant le mariage gay et militant pour la fin de notre neutralité sur la scène internationale, tout en ne recevant rien en échange.

Comme le dit le candidat UDC malheureux Michaël Buffat «j’ai un œil qui rit et un œil qui pleure».

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