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Guerre en Ukraine: la division des nationalistes blancs

Le conflit qui se déroule actuellement sur le territoire européen n’est pas qu’un drame dans lequel des peuples frères s’entretuent, c’est également la source d’une nouvelle déchirure au sein de la droite identitaire. Ce n’est pas la première fois qu’une cission s’opère. La principale raison de ces dissensions repose sur la stratégie à adopter en vue de se rapprocher de l’objectif de s’emparer du pouvoir. La notion invoquée pour dévier de la doctrine idéologique historique de la droite nationale est celle de pragmatisme. En effet, pour autant que l’on croie encore en la démocratie, qui de réellement censé à l’extrême-droite peut aujourd’hui prétendre gagner des élections en ayant l’antisémitisme ou le retour du fascisme pour cheval de bataille? Cependant, à l’heure où le sang coule à nouveau sur le sol européen, cette notion de pragmatisme est employée à mauvais escient.

Je tiens à le rappeler ici, le responsable d’une guerre n’est pas celui qui la déclenche, mais celui qui la rend inévitable. Les atrocités perpétrées après l’ouverture des hostilités peuvent être reprochées aux deux camps. Chercher qui est le plus méchant dans cette affaire n’est pas faire preuve de sensibilité politique, ce serait nous abaisser au niveau des boomers va-t-en-guerre à moitié séniles et des adolescents boutonneux qui fantasment sur Azov et qui se sont découvert une âme de guerrier entre deux parties de Call of Duty.

Ces vérités étant dites, il convient déjà de définir les deux courants au sein du nationalisme blanc qui existent depuis quelques temps déjà et qui se sont révélés par l’entremise de cette guerre fratricide. Il y a d’un côté les nationalistes européanistes, naturellement et historiquement hostiles à l’influence américaine et qui prônent une unité politique européenne. Critiquer la nocivité des Etats-Unis pour l’Europe n’est pas de l’ethno-masochisme, mais une absolue nécessité pour atteindre l’unification des Européens entre eux et une condition préalable à leur réenracinement.

De l’autre côté, les nationalistes occidentalistes estiment faire partie d’un bloc civilisationnel et se voient dans la famille des blancs au sens large. En ce sens, ils commettent la même erreur qu’Adolf Hitler qui croyait naïvement que les Anglais s’allieraient avec les Allemands, ces deux peuples étant d’ascendance germanique. C’est là le travers des nationalistes qui n’en restent qu’à une conception purement racialiste des rapports entre peuples blancs.

On se retrouve donc dans cette situation ubuesque où les Européanistes soutiennent Poutine auprès des Rouges face aux Occidentalistes et aux démocraties LGBT qui soutiennent l’Ukraine. 

Les Occidentalistes qui choisissent le camp de l’Ukraine justifient leur soutien en expliquant que ce pays est une ethno-nation blanche, c’est-à-dire un pays peuplé très majoritairement de blancs. Ce fait ne se limite pas qu’à l’Ukraine, mais à tous les pays conservateurs de l’Europe centrale et de l’Est. Cependant, ce que ces « pragmatiques » semblent oublier, c’est que si les populations de ces pays sont encore très homogènes, c’est justement parce qu’elles ont vécu derrière le rideau de fer. Une fois leur indépendance retrouvée, le constat de l’Occident diversifié les a profondément choqués, ce qui n’a pas manqué de les faire prendre un virage à 180° sur les « valeurs de tolérance et de respect » imposées par l’Union européenne.

En conséquence, au beau milieu de cette crise humanitaire, la Pologne et la Hongrie se sont vu infliger des sanctions économiques pour leur refus de la politique sans-frontièriste de l’UE et de la propagande anale distillée dans les écoles par les associations LGBT, alors que ces pays ont déjà accueilli près de deux millions de réfugiés ukrainiens. Qu’importe, les milliards d’euros de subventions proposés en échange de ces subversions risquent bien de ne plus valoir grand chose à mesure que les sanctions contre la Russie plomberont l’économie européenne.

L’intérêt des Européens ethniques n’est pas de soutenir l’Ukraine face à la Russie, qui n’est qu’une façade à la guerre qui se joue entre l’empire globaliste multiethnique mené par les Etats-Unis et la Russie multiethnique de Vladimir Poutine. Pointer du doigt la Russie qui mobilise ses musulmans tchétchènes dans cette guerre pour casser du chrétien blanc ukrainien est tout aussi ridicule que de jubiler à l’idée que Poutine le viriliste vienne remettre de l’ordre à coups de canon dans l’Occident gauchisé jusqu’à la moelle.

Placés d’un point de vue de nationaliste blanc, le pragmatisme dans cette situation nous commande de soutenir l’arrêt immédiat des pertes de vies blanches par l’acceptation des conditions de paix russes. L’Ukraine ne peut pas gagner cette guerre, c’est un fait. C’est d’autant plus scandaleux que Zelensky semble prêt à sacrifier son peuple jusqu’à la dernière goutte de sang et à entraîner l’Occident dans une troisième guerre mondiale avant de fuir vers New-York ou Jérusalem. L’OTAN n’interviendra pas, du moins nous ne pouvons que l’espérer, car cela déboucherait fatalement sur un conflit nucléaire qui transformerait le Vieux Continent en véritable champ de ruine. Soutenir à corps perdu l’Ukraine équivaut à prolonger le conflit et à faire augmenter le nombre de morts des deux côtés, pour le plus grand bonheur des ennemis de notre race.

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