John Doe

La RTS fait la promotion d’une sociologue d’extrême gauche

Encore des torrents de vérités déversés par notre service dit public.

Rts.ch

Les Printemps arabes et les mouvements démocratiques comme #Metoo ou Black Lives Matter ont semblé conforter l’idée qu’internet était un espace participatif pour les journalistes citoyens ou les activistes.

Les Printemps arabes sont d’abord et avant tout les résultats des déstabilisations opérées par les États-Unis en vue de renverser les régimes dictatoriaux de ces États au profit d’islamistes. En échange, les barbus devaient favoriser les entreprises américaines qui s’implantaient dans la région et fournir l’Amérique en ressources pétrolières.

Pour la Lybie, sa destruction a fait sauter la digue retenant l’immigration en provenance d’Afrique qui est actuellement en train de grand-remplacer l’Europe, sous le regard bienveillant d’une clique qui nécessitera un article à part entière.

Mais après une décennie de recherches, la sociologue américaine Jen Schradie observe de son côté l’érosion d’un idéal. Dans son dernier ouvrage, la chercheuse évoque même « l’illusion de la démocratie participative ». C’est du moins le titre de son ouvrage tout juste traduit en français, sous-titré « Internet est-il de droite? » et paru aux éditions EPFL Press.

Je ne savais pas que l’EPFL avait ouvert une filière politique. À moins qu’elle ne considère la sociologie comme une vraie science?

« Depuis de nombreuses années, les forces autoritaires d’extrême droite utilisent les technologies numériques », explique Jen Schradie dans l’émission Tout un monde. « Mais cela n’avait pas été aussi apparent jusqu’à l’élection de Trump, le Brexit et la montée simultanée des mouvements d’extrême droite dans le monde, qui ont vraiment été en mesure d’exploiter les possibilités du net et de s’imposer en ligne. »

Car sur le terrain numérique, nous ne sommes pas tous égaux, selon elle. Comme dans la vie réelle, la classe sociale joue un rôle, tout comme l’accès à l’internet à haut débit, la formation ou les compétences requises. Les inégalités demeurent et un autre facteur, plus psychologique, contribue au manque d’égalité numérique: la peur. « Les personnes marginalisées, les femmes, les personnes de couleur, sont souvent harcelées en ligne, ce qui rend le fossé de l’activisme numérique encore plus important », constate Jen Schradie.

Il est vrai que l’extrême droite est favorisée par le fait qu’elle comporte en son sein une haute bourgeoisie qui ne doit pas se tourner les pouces lorsqu’elle rafraîchit ses pages internet, qui plus est formée par une élite du numérique sur la guerre en ligne.

Et qui sont les « personnes marginalisées »? Cette façon de mettre toutes les minorités au sein d’un même adjectif est discriminatoire.

Jen Schradie, incarnation de la sanité d’esprit

Dans l’inconscient collectif, on imaginait qu’internet permettrait de contourner les hiérarchies et la verticalité des organisations traditionnelles. Mais là également, pour Jen Schradie, c’était une illusion: « Un des plus grands mythes autour de l’activisme numérique est qu’il est essentiellement horizontal. Nous l’avons vu avec beaucoup de mouvements comme Occupy Wall Street aux Etats-Unis ou le Printemps arabe. Il y a cette idée d’une sorte de mouvement sans leader, sans organisation, qui peut vraiment exploiter internet. »

Occupy Wall Street était un mouvement de chômeurs anticapitalistes militant contre le pouvoir bancaire. Il a notamment été financé par le milliardaire Soros pour faire de l’ombre aux Tea Parties organisées, elles, par des travailleurs américains qui voyaient les dépenses publiques exploser depuis l’adoption de l’Obamacare, une assurance-maladie universelle qui bénéficiait essentiellement aux Afro-Américains.

« Mais ce que j’ai constaté dans mes recherches, c’est l’exact contraire. Pendant les manifestations, vous pouvez certes avoir un pic très fort d’engagement numérique par une grande variété de personnes. Mais sur la durée, ce sont les groupes plus hiérarchisés, plus ‘bureaucratiques’ qui ont l’avantage. Les employés ou les bénévoles comprennent vraiment la dynamique et les algorithmes en constante évolution, ils savent ce qui peut devenir viral ou pas. C’est la clé pour vraiment durer et s’imposer en ligne: il faut une organisation et des institutions fortes. »

C’est tout de même dommage d’avoir perdu dix années de sa vie avant de constater l’évidence que l’organisation et la verticalité sont supérieures en termes d’efficacité à l’anarchie et l’horizontalité. D’ailleurs, c’est exactement cela le crime odieux de l’extrême droite qui la distingue de la gauche: la reconnaissance d’un ordre naturel qui régit tous systèmes organiques.

La présence forte et influente sur le net demande du temps, de l’argent, de l’organisation et aussi des convictions très marquées. Sur ce point, la gauche et la droite ne jouent pas sur le même terrain, selon la chercheuse. A droite, on met l’accent de manière plus concentrée sur une thématique forte.

« Les mouvements conservateurs, intrinsèquement, se concentrent sur les questions de libertés. A la fois au sens large et, plus spécifiquement, celle de la liberté face à l’Etat, on l’a constaté avec les oppositions au masque obligatoire ou aux vaccins. Cette question de la liberté et ce type de messages peuvent très bien fonctionner avec la technologie numérique parce que Twitter et d’autres médias sociaux rédigent des messages courts et ciblés. Et en même temps, vous avez des conservateurs qui ont cette conviction très forte que les médias traditionnels ne s’intéressent pas vraiment à leurs problèmes. Donc ils voient internet comme un moyen de vraiment faire passer leur message. Non seulement à leurs membres, mais aussi comme un élément-clé dans la construction de leur mouvement. »

Ces paranoïaques s’imaginent que les médias impartiaux évitent délibérément de traiter certains sujets et d’adopter un point de vue mondialiste. Fallait-il une preuve supplémentaire de leur complotisme délirant, après leur méfiance totalement injustifiée envers la vaccination miraculeuse et leur hostilité aux mesures liberticides salutaires mises en place par les gouvernements bienveillants pour protéger la population? Ces fous méritent-ils de vivre dans notre paradis démocratique?

A gauche, il y a une diversité des messages sur l’égalité, les questions de genre, les droits civiques ou encore l’environnement. Cette diversité et cette complexité perdent malheureusement de leur impact sur le net, dit-elle.

C’est justement parce que ces sujets sont trop complexes pour être appréhendés par les droitards débiles sous-éduqués qu’ils ne peuvent être débattus qu’au sein des facultés universitaires. Les simplets se retrouvent donc sur internet à insulter des noirs et harceler des trans.

Jen Schradie met aussi en cause l’influence excessive des algorithmes contrôlés par les plateformes numériques et qui mettent en évidence les contenus les plus polémiques. « L’extrême droite a tendance à publier des messages très provocateurs et haineux à l’encontre des personnes de couleur, des musulmans et des femmes. Et ces types de messages sont aussi beaucoup plus susceptibles de devenir viraux. »

Pourquoi n’ose-t-elle pas employer les mots qu’elle a pourtant sur le bout de la langue? À quoi bon faire des sous-entendus aussi peu subtiles sur cette fameuse extrême droite? Bon prince, je vais crever l’abcès et les prononcer à sa place: HOMMES BLANCS. Cette manière de tourner autour du pot est témoin de sa lâcheté propre à son bord idéologique.

Dans ce système occidental qui n’a pas fini sa descente dans les abîmes de la dégénérescence, l’homme blanc est responsable de tous les maux de la société. Que dis-je, de la planète entière. Cette dernière se portera mieux une fois que sa disparition aura été actée, ce qui ne devrait heureusement plus durer longtemps au vu des projections démographiques.

« Dans mes recherches, j’ai constaté que les groupes de gauche publient sur leur flux de médias sociaux plutôt des visuels comme une photo d’eux lors d’une manifestation ou d’une réunion, les bras sur l’épaule. Ce type de message peut être aimé ou partagé par un membre de la famille ou un autre activiste mais il ne deviendra pas viral. Les conservateurs sont beaucoup plus enclins à se concentrer sur les mèmes agressifs, sur des visuels qui ont beaucoup plus de chances de devenir viraux parce qu’ils ont un message ciblé et qu’ils ont tendance à être beaucoup plus provocants. »

Réunion de gauche

Et la chercheuse de conclure: « Si la gauche veut contrer la domination de l’extrême droite en ligne, elle doit vraiment développer son mouvement et l’unifier hors ligne, car c’est la clé de la technologie numérique. Comme tout outil de communication que nous avons eu dans l’histoire, c’est vraiment une question de pouvoir. »

Pourquoi se fatiguer à essayer de s’organiser alors qu’il est si facile de censurer les vérités assénées par l’extrême droite sur la simple invocation de provocation à la haine?

En tout cas, il aura fallu une dizaine d’années de recherche à cette médiocre académicienne pour affirmer qu’internet est de droite. C’est ce qui s’appelle avoir raté sa vie.

Oui, cette femme est une ratée intégrale. Ainsi en est-il de la RTS, en publiant cet article de pure propagande.

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