John Doe

L’armée suisse? À quoi bon?

Quoi de plus facile de nos jours que d’éviter de faire son service militaire? Une simple lettre de refus de servir ou une affabulation sur son état de santé psychologique suffit.

L’armée est vue comme une perte de temps par des jeunes ayant oublié le sens des mots communauté et cohésion nationale au profit de ceux, bien plus alléchants, de réussite sociale et d’individualisme.

Un simple tour de vis dans les bureaux de recrutement ainsi que des exercices de combat plus réguliers et difficiles suffiraient facilement à augmenter le nombre de recrues dans une armée qui peine à se renouveler.

Au lieu de ça l’armée décide de s’adapter à l’esprit du monde moderne afin de tenter de lui plaire. Adieu les longues marches de nuit, la discipline martiale et le dépassement de ses limites psychologiques et physiques. Bonjour à l’assistanat, à l’oisiveté et au soldat-roi.

Il sera demandé aux gradés de ne pas parler trop fort aux nouvelles recrues afin de ne pas les contrarier et de ne surtout pas organiser d’exercices pouvant amener un de leurs hommes à se fouler une cheville.

L’armée espère ainsi rendre son image « sympa et attractive » auprès de l’opinion publique. Le résultat en est malheureusement inversé.

Les rares jeunes s’engageant encore dans l’armée souhaitent pour leur grande majorité vivre l’aventure militaire telle que fantasmée dans les films et les jeux-vidéos. Ils souhaitent suer, dépasser leurs limites et pouvoir ainsi par la suite se vanter d’avoir souffert aux côtés de camarades de toute la Suisse jusqu’alors inconnus.

Les chouchouter tels des enfants et garder à tout prix dans la troupe les éléments les plus perturbateurs pour « remplir les quotas » dégoûtent bien souvent les jeunes recrues arrivées en caserne avec l’espoir de devenir des hommes.

Un simple sondage parmi la troupe permettrait à l’état-major de l’armée de comprendre facilement que c’est le relâchement, et non pas l’austérité, des mesures militaires qui développe une hostilité des Suisses ayant terminé leurs obligations envers cette institution.

« Pourquoi dépenser des milliards chaque année dans une armée composée de touristes inefficaces en situation de crise ? » est une question qu’on retrouve dans la bouche de nombreux soldats.

L’armée sabote sa crédibilité et sa mission en baissant ses exigences et les choses ne sont pas près de s’améliorer vu le travail de sape mené par la conseillère fédérale Viola Amherd. Celle-ci fait de la publicité chaque mois pour régler le problème numéro un de nos forces armées… le manque de femmes !

Pourtant haut-valaisanne et du « Centre » (ex-PDC ), Amherd a mangé à grande cuillerée la propagande gauchiste qui veut que l’homme et la femme ne présentent aucune différence et que s’il y a moins de femmes et d’hommes à Isone, c’est forcément à cause du poids mental du patriarcat sur les jeunes filles…

Après ce terrifiant exposé, beaucoup d’entres-vous seront sûrement déprimés par le visage de nos forces armées et se demanderont peut-être pourquoi nous devrions continuer à nourrir une institution inefficace et coûteuse.

Légitime question pour certains, mais se la poser sérieusement reviendrait en réalité à nier l’existence même de notre pays.

Non, la Suisse n’est pas un peuple. Elle est un ensemble de peuples (cantons) situés à la frontière de grands ensembles civilisationnels (Allemagne, France, Italie) souhaitant garder leur liberté et défendre leurs intérêts en se protégeant mutuellement de leurs voisins.

Qui veut la paix, prépare la guerre.

La Suisse est une alliance militaire avant tout autre chose.

Un garagiste appenzellois n’a pas grand-chose en commun avec un banquier genevois ou un paysan tessinois. Mais l’institution qui permettra à ces gens si différents d’apprendre à se connaître, à se respecter et à travailler ensemble est l’armée. C’est pour ça que le peu d’engagement des jeunes dans les rangs de nos forces armées ainsi que le fait que les commandants préfèrent privilégier la création de sections de même langue est une catastrophe pour notre cohésion nationale.

L’armée est le fondement de la Suisse et il serait temps que nos politiciens comprennent que sa mission première est de permettre cette cohésion en intensifiant ses missions et les échanges entre Suisses de tous milieux. La défense de notre nation et l’aide à l’État en cas de catastrophe sont importantes mais pourraient être accomplies tout aussi bien par une armée professionnelle.

L’armée de milice EST la Suisse.

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