John Doe

Le 24 heures défenseur des manouches se fait rattraper par la réalité

Vous avez certainement eu la chance de l’apercevoir en longeant l’autoroute à Bussigny ; depuis début mars, un campement de gens du voyage s’est établi illégalement sur l’ancien site de l’entreprise Veillon. Cinq mois plus tard, le campement maléfique est toujours présent et semble s’agrandir de jour en jour, comblant de bonheur les habitants de la petite commune.

Le nouveau hameau de Bussigny

Il faut dire que depuis leur arrivée, les manouches ont fait couler un peu d’encre dans la presse locale. En effet, l’ordre d’expulsion à leur encontre émis par la préfecture a été suspendu par la justice suite à leur recours : une première. Ces parasites seraient, selon la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal, dans leur bon droit, infligeant ainsi un premier tacle à la gorge des riverains dans le plus grand des calmes.

Le deuxième tacle assassin fut asséné par la journaliste du «24 heures», Chloé Din. Après une annonce de la police signalant une recrudescence des vols dans le district, certains habitants, probablement d’extrême droite, avaient eu le toupet d’y voir un lien et de se plaindre du campement maléfique. Horrifiée par ces amalgames nauséabonds, Chloé a fondu sur sa plume de vautour afin de voler au secours de cette minorité opprimée. Visiblement émoustillée par le savoir-vivre et la virilité gitane, la jeune pâlichonne n’a su contenir ses émotions et s’est montrée d’une totale complaisance à l’égard de ces squatteurs, s’avouant impressionnée par leur courage et leur action en justice. Cela aurait presque pu être mignon si elle n’avait pas ensuite fait preuve d’autant de mépris envers les riverains haineux qui avaient osé faire part de leurs inquiétudes face à ces gens bienveillants.

Remède contre les articles de Chloé : de l’ail, un crucifix et beaucoup de lumière

Quelques mois plus tard, la situation semble quelque peu différente de celle décrite par Chloé la donneuse de leçon. Pour rappel, celle-ci affirmait que «la présence du campement ne posait aucun problème selon la police, contrairement aux amalgames ventilés sur les réseaux sociaux». À notre grand étonnement, ses dires ne correspondent pas vraiment à ceux récemment publiés par nos confrères du «20 Minutes» . On y apprend que la police a dû intervenir à plus de 80 reprises à la demande des riverains depuis début mars, soit une fois tous les deux jours. Une quinzaine de dénonciations en marge de plusieurs avertissements on été prononcées, ainsi qu’une dizaine de violations à la loi sur la circulation routière. Surprenant, non ?

Enoch le manouche qui se tire une balle dans le pied

Au vu du cruel manque de professionnalisme et de l’arrogance dont a fait preuve notre consoeur blafarde au nom de la bien-pensance, nous l’invitons généreusement à accueillir la centaine de caravanes dans son jardin afin de s’excuser auprès des riverains, et ainsi concrétiser sa puissante et noble déclaration d’amour au peuple gitan.

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