Selon un post Instagram du «Transgender Network Switzerland», supprimé depuis, UBS réfléchirait à accorder des jours de vacances payés aux personnes trans qui doivent confirmer leur genre, rapporte «20 Minutes».

Quel plaisir de voir une grande banque s’inquiéter enfin des réels problèmes de société. Cet acte de bravoure envers la population LGBTQIA+ est à saluer. Nous sommes certains que les motivations sont de nature purement humaines et nullement stratégiques.

Nous espérons voir un jour les banquiers arborer ces somptueuses cravates.

Ce geste de bonté laisse néanmoins un goût quelque peu amer au travers de la gorge de la rédaction, toujours préoccupée du bien-être des minorités opprimées. En effet, en octroyant des jours de congés aux personnes souhaitant passer d’un service trois pièces à une vulve et vice-versa, UBS place les trans sur un piédestal et en oublie les nombreuses autres lettres de l’alphabet du lobby arc-en-ciel, inacceptable selon nous.

Pire encore, nous craignons une augmentation des violences envers ces personnes par leurs collègues jaloux, malheureusement incapables de cerner la pertinence de ce privilège symbolique. Les plus sournois pourraient même simuler un changement de sexe afin de gagner quelques jours de vacances, salissant cette noble et courageuse démarche d’émancipation sexuelle par leur individualisme.

Cette mesure visant à aider les personnes trans pourrait donc finalement se retourner contre elles. Afin de les protéger, nous invitons l’UBS à renoncer à l’instauration de ces congés, un geste courageux mais malheureusement trop audacieux dans ces terreaux fertiles à l’extrême droite que sont les banques.