La Chine s’est évertuée à répéter qu’il s’agissait là de centres de formation professionnelle pour étudiants, cela ne semble pas avoir convaincu les rédacteurs du rapport de l’ONU sur la situation au Xinjiang.

Lenouvelliste.ch

Le rapport très attendu de l’ONU sur le Xinjiang, publié in extremis mercredi, évoque de possibles «crimes contre l’humanité». L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, dont c’était le dernier jour à la tête du Haut-Commissariat aux droits de l’homme après un mandat de quatre ans, a tenu de justesse sa promesse en laissant publier le document peu avant minuit à Genève.

Soit cette commissaire est une énorme tire-au-cul, soit ses éléments censés démontrer des crimes contre l’humanité perpétrés par la Chine sont légèrement bancals.

S’il ne semble pas comporter de révélations par rapport à ce qui était déjà connu de la situation dans le Xinjiang, ce document apporte le sceau de l’ONU aux accusations portées de longue date contre les autorités chinoises.

Dans ce document, l’ONU a appelé la communauté internationale à agir d’urgence face aux accusations de torture et de violences sexuelles dans la région chinoise du Xinjiang que l’organisation juge «crédibles».

«Les allégations faisant état de pratiques récurrentes de la torture ou des mauvais traitements, notamment de traitements médicaux forcés et de mauvaises conditions de détention, sont crédibles, tout comme le sont les allégations individuelles de violences sexuelles et fondées sur le genre», écrit le Haut-Commissariat dans le rapport.

Amnesty International exige aussi que le Conseil «mette sur pied un mécanisme indépendant international pour enquêter» sur ces crimes au Xinjiang. «Ce rapport ouvre la voie à des actions sérieuses et tangibles des Etats membres, des agences de l’ONU et des entreprises», s’est réjoui Dolkun Isa, président du Congrès mondial Ouïghour.

Nos lecteurs ont ici un exemple pratique du fonctionnement de l’ONU. Au lieu de voir cette institution pour ce qu’elle est, soit un lieu aux nombreuses intrigues et jeux de pression entre les pays, les «normies» occidentaux qui végètent dans un pacifisme niais se représentent l’Organisation des Nations Unies comme étant le symbole de la paix mondiale et de la coopération internationale.

De cette perception entretenue par les médias découle une vision binaire du monde divisé entre le camp du bien mené par les démocraties et celui du mal auquel sont affiliés les systèmes autoritaires. Dès lors, les rapports de commissions estampillés «ONU» deviennent de véritables leviers de déstabilisation et des moyens d’influencer les opinions publiques au profit des intérêts globalistes.

La communauté internationale vue par les médias occidentaux

Par l’entremise de ses colonies que l’on appelle pudiquement «démocraties», la finance internationale instrumentalise l’ONU pour diffuser sa conception hégémonique du monde (ce «monde nouveau» décrit par Ignazio Cassis) et justifier les sanctions prises par la «communauté internationale» à l’encontre des pays qui résistent à sa prédation.

La Chine est furieuse. Le document est basé «sur la désinformation et des mensonges fabriqués par les forces anti-chinoises» et «diffame et calomnie gratuitement la Chine et s’immisce dans les affaires intérieures de la Chine», écrit l’ambassade de Chine auprès de l’ONU à Genève dans le commentaire attaché au rapport.

Une rapide recherche dans le texte de l’ONU ne fait pas apparaître le mot de génocide. Une accusation en revanche portée contre Pékin par le gouvernement américain. En janvier, l’Assemblée nationale française, emboîtant le pas à la représentation du Royaume-Uni, des Pays-Bas ou encore du Canada, avait elle aussi qualifié de «génocide» le traitement des Ouïghours par la Chine.

Les ONG de Soros sont folles de rage. Le rapport ne stipule nulle part que les Chinois transforment les terroristes Ouïghours en abat-jour ou en savon. Sans preuve, les Européens reprennent donc bêtement la propagande de leurs maîtres américains sur cette histoire de génocide de Yoghourt dans un coin ultra paumé plus ou moins situé entre le Tibet et la Mongolie.

À la différence des démocraties qui ne sont mues que par la défense des intérêts de la finance internationale, la Chine défend les intérêts des Chinois. Il est donc tout à fait légitime qu’elle devienne la première puissance mondiale dans le courant de ce siècle.

L’Europe ne retrouvera cette place que lorsque les peuples qui la composent auront mené la révolution européenne qui chassera définitivement les parasites qui s’activent à la détruire.